Sont exonérées de la contribution foncière des propriétés bâties :
1° les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’État, aux collectivités territoriales et aux établissements publics, lorsqu’ils sont affectés à un service public ou d’utilité générale et sont improductifs de revenus ;
2° les installations qui, dans les ports maritimes, fluviaux ou aériens et sur les voies de navigation intérieure, font l’objet de concession d’outillage public accordée par l’État à des chambres de commerce d’agriculture ou d’industrie ou à des collectivités territoriales, et sont exploitées dans les conditions fixées par un cahier des charges ;
3° les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique et appartenant à l’État ou à des collectivités territoriales ;
4° les édifices servant à l’exercice public des cultes ainsi que les immeubles constitués en waqf et gérés par l’autorité chargée de l’administration et de la supervision du waqf ;
5° les immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers ;
6° les immeubles utilisés par le propriétaire lui-même pour des œuvres d’assistance médicale ou sociale ;
7° les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux ou serrer les récoltes ;
8° les cases en paille ;
9° l’immeuble occupé par le propriétaire lui-même à titre de résidence principale pour la partie de la valeur locative qui ne dépasse pas 1 500 000 francs. Cette exonération vaut pour un seul immeuble ;
10° l’immeuble occupé par le pensionné lui-même à titre de résidence principale au 1er janvier de l’année de l’imposition lorsque le montant de ses revenus nets globaux de l’année précédente n’excède pas 1.800.000 francs pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Cette exonération vaut pour un seul immeuble ;
11° les terrains, locaux et installations à usage professionnel inscrits à l’actif du bilan des entreprises effectivement soumises à la contribution économique locale sur ces biens.